Voici un nouvel épisode dans l'histoire de la fameuse lutte contre le téléchargement illégal lancé aux États-Unis contre les adeptes du Peer to Peer.
Cette fois-ci, il s'agit d'une erreur judiciaire qui risque de faire date dans l'histoire de cette lutte, puisque pour la première fois, une major va devoir présenter ses excuses à un internaute pour l'avoir accusé à tord d'avoir échangé un film sur Internet, chose que l'accusé a toujours niée...Russell Lee doit toujours avoir du mal à comprendre pourquoi il a reçu chez lui un courrier de la Paramount lui demandant de rembourser cette dernière pour avoir téléchargé puis uploadé le film « Coatch Carter » sur les réseaux Peer to Peer.
Étant certain de n'avoir rien à voir dans cette histoire, l'homme répond à la major qu'il n'est pas l'homme que ces derniers recherchent et qu'il n'a jamais téléchargé ni uploadé un tel film.
Ni une, ni deux, la Paramount envoie la procédure aux tribunaux, réclamant à cet effronté la somme de 100 000 $ de dommages et intérêts.
S'en suit alors la saisie des 4 ordinateurs possédés par l'homme pour une fouille un peu plus approfondie... qui n'aboutira sur rien.
Rien, aucun film, aucune connexion à un réseau Peer to Peer.
Paramount se retourne alors vers l'accusé, prétendant qu'il a nettoyé ses ordinateurs de toute preuve.
"Je ne sais même pas de quoi ils parlent. Je ne l'ai pas fait", affirme de son côté l'accusé, visiblement encore dépassé par les évènements.
La suite de l'enquête révélera plus tard que Russell dispose chez lui d'une connexion Wi-Fi non sécurisée, ce qui aurait permis à un autre pirate de l'utiliser à l'insu de son propriétaire pour ses téléchargements.
Mais cette version ne convient pas au Studio hollywoodien, qui maintient que l'homme qu'ils ont sous la main est bien l'auteur de ces échanges de données.
D'un autre côté, si jamais la plainte était retirée pour cet argument, la jurisprudence qui s'en suivrait permettrait à n'importe qui possédant un réseau Wi-Fi de télécharger à loisir, prétextant ensuite que quelqu'un s'est introduit.
Il semble donc plus facile pour la Paramount, qui semble ne plus rien avoir à perdre au niveau de l'éthique, d'accuser quelqu'un contre qui on n'a aucune preuve que de risquer de laisser courir une telle source de revenus potentiels...
Source : Ratiatum